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 L'affaire Bertrand Cantat

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Biloute
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Date d'inscription : 26/06/2006

MessageSujet: L'affaire Bertrand Cantat   Ven 1 Sep - 15:37

LE MONDE | 25.08.06 | 15h30 • Mis à jour le 25.08.06 | 15h30

La nouvelle avait déchiré l'été. A Vilnius, Lituanie, en cette fin juillet 2003, l'actrice Marie Trintignant était plongée dans le coma après avoir été frappée par son compagnon, Bertrand Cantat, le chanteur du groupe Noir Désir. Rapatriée en France en état de mort cérébrale, elle mourait vendredi 1er août, dans une clinique des Hauts-de-Seine.

Pas elle, pas lui, pas comme ça. On se frottait les yeux. C'était bête et violent, archaïque et vulgaire, ça ne leur allait pas. L'affaire allait tenir la "une" des journaux et des magazines pendant des semaines. On voulait tout savoir parce qu'on ne comprenait pas.

Il avait fallu remonter un an plus tôt, à cette soirée où, après avoir assisté à l'un des concerts du groupe Noir Désir à Vaison-la-Romaine, Marie Trintignant avait déposé ses premiers Textos sur le portable de Bertrand Cantat. "Personne ne m'a jamais écrit comme ça", confiera-t-il plus tard. Entre l'actrice et le chanteur s'était alors nouée une "relation par les mots" qui, en quelques mois, les avait enflammés. Bertrand Cantat avait quitté sa femme, Kristina Rady, et Marie Trintignant s'était séparée du metteur en scène Samuel Benchetrit, le père de son dernier fils. "Il ne pouvait pas se passer deux heures sans que l'on soit ensemble, physiquement, au téléphone ou par Texto", racontera encore le chanteur.

Lorsque au printemps 2003, Marie Trintignant doit partir en Lituanie pour le tournage d'un téléfilm sur Colette, prévu pour durer deux mois, Bertrand Cantat la suit. Le couple s'installe dans un appartement du Domina Plaza, une résidence hôtelière plutôt chic située au coeur historique de la ville.

L'écoute de centaines d'heures d'enregistrement du groupe en vue de la parution d'un double album ne suffit pas à remplir les journées du chanteur, qui s'ennuie. L'actrice, elle, s'épuise à satisfaire ces cannibales du temps que sont les exigences du tournage et celles de sa passion amoureuse. Elle voudrait concilier les deux univers, elle en fait deux adversaires.

Nadine Trintignant, qui réalise le téléfilm sur Colette, s'agace des soudaines pudeurs de sa fille et de la précipitation avec laquelle elle abandonne chaque jour l'équipe pour dîner en tête-à-tête avec son "amoureux", comme elle dit. Bertrand Cantat, lui, a du mal à supporter le poids du clan familial - la mère, mais aussi le frère, assistant réalisateur, et le fils aîné, qui fait ses débuts d'acteur - sur Marie Trintignant.

Et puis il y a ce passé qui fait régulièrement tinter les portables des deux amants. A 40 ans sonnés, chacun a sa vie d'avant à porter. Quatre garçons nés de quatre pères différents pour l'actrice. Deux enfants dont une fille de quelques mois née en pleine tourmente amoureuse pour le chanteur. Quand il appelle son épouse, rongé de culpabilité, Marie s'irrite et devient cruelle. Lorsqu'elle pianote sur son écran quelques mots pour ses ex, la jalousie mord Bertrand Cantat, qui s'inquiète de sa juste place dans la vie tumultueuse de sa compagne.

Le 26 juillet 2003, le tournage du téléfilm est presque achevé. Tout le monde est fatigué, sur les nerfs. Quelques jours auparavant, Bertrand Cantat a promis à Marie Trintignant de "prendre davantage (ses) distances" avec Kristina. L'actrice veille, elle, à rassurer son amant sur les relations simplement affectueuses qu'elle entretient avec Samuel Benchetrit. Elle prend soin de lui lire le Texto qu'il vient de lui envoyer à propos du film Janis et John dont il était le réalisateur et dans lequel elle incarnait une mère de famille qui se faisait passer pour Janis Joplin. Elle omet juste de lui signaler la dernière phrase - "Merci ma petite Janis" - qu'il découvre en lui empruntant son téléphone. Quatre petits mots dérisoires, quatre mots de rien, mais quatre mots de trop après deux mois de huis clos à Vilnius.

Ce samedi soir, tous deux ont accepté l'invitation d'Andrius, un des techniciens lituaniens du tournage. Le chanteur n'en finit pas d'interroger sa compagne sur sa relation avec Samuel Benchetrit. Elle boit, fume et ne lui répond pas. Il s'énerve, insiste, brise un verre. Il est près de 1 heure du matin quand le couple rejoint son appartement du Domina Plaza. Sur le chemin, Roman, le fils aîné de Marie, croise sa mère embrumée, appuyée au bras de Bertrand Cantat.

La suite, Bertrand Cantat l'a racontée en mars 2004, au premier jour de son procès devant le tribunal de Vilnius qui le jugeait pour coups mortels. "Marie était dans la salle de bains. Je lui ai demandé de parler, je voulais régler ce problème qu'il y avait entre nous. Quand j'ai reposé cette question, elle a explosé. Je ne la reconnaissais pas. Le ton est monté. J'ai rien compris, rien, rien, à son attitude, à son visage. J'avais mal moralement de ce qu'elle venait de me dire et là, je lui ai mis quatre gifles."

- De quelle main ? avait demandé le président.

- Celle-ci, avait répondu Bertrand Cantat en montrant sa main droite.

- Par quelle partie de la main ?

- Celles-ci, avait-il dit, désignant la paume et le dos.

- Et combien ?

- Deux allers-retours."

Il avait fait le geste, et dans le silence de la salle, on avait entendu le fouettement de l'air. "Je n'accepte pas de moi-même d'avoir levé cette main. Jamais, jamais, elle n'aurait dû se lever."

Marie Trintignant était tombée près du sofa. "J'ai cru qu'elle dormait, elle respirait normalement", dira-t-il. Il l'a portée dans leur chambre, l'a déshabillée, a essuyé le sang sur son visage. Puis il a composé le numéro de téléphone de Samuel Benchetrit et lui a longuement parlé de sa jalousie. En larmes, il lui a dit aussi qu'il avait frappé l'actrice et qu'elle avait "un coquard".

Il a ensuite appelé le frère de Marie, Vincent, qui est aussitôt venu le rejoindre dans l'appartement mais qui n'a pas vu tout de suite le visage de sa soeur. Il était 6 heures du matin lorsque, apercevant un filet de sang qui s'échappait de la bouche de l'actrice, Vincent Trintignant a appelé les secours. Trop tard.

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MessageSujet: Re: L'affaire Bertrand Cantat   Ven 1 Sep - 19:22

c'est triste...d'en arriver là par amour...mais bon pour moi noir désir est avant tout un groiupe et non pas la vie privée du leader comme on montré les médias!
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L'affaire Bertrand Cantat
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